Quel est le Martinisme pratiqué
au sein de la Société des indépendants
et dans le sillage du Grand Prieuré des Gaules ?
La question pourrait à l’évidence, sous son intitulé relativement simple, surprendre quelque peu, si l’on ne se penchait un instant, avec attention, sur ce qu’elle nous révèle en réalité en tant qu’intéressante information, et ouvre comme perspective spirituelle originale
Sous les auspices du Philosophe inconnu

Tout d’abord, et cela n’est pas anodin, ni non plus courant du point de vue des habitudes en ces domaines relativement fermés, elle nous indique, de manière claire et directe, qu’il existe une pratique Martiniste dans le sillage du Grand Prieuré des Gaules, et donc des frères qui se consacrent, et le mot n’est pas ici utilisé sans intention, à des travaux placés sous les auspices du Philosophe Inconnu, c’est-à-dire Louis-Claude de Saint-Martin (1743-1803), l’un des penseurs majeurs de l’illuminisme chrétien au XVIIIe siècle.
Dans le sillage du Grand Prieuré des Gaules

D’autre part, cette question laisse plus ou moins sous-entendre, à l’évidence, qu’il y aurait un Martinisme spécifique au Grand Prieuré des Gaules, une façon particulière de vivre cet engagement qui lui appartiendrait en propre.

Le second aspect de la question, portant sur une éventuelle spécificité de notre Martinisme propre au Grand Prieuré des Gaules, demande que l’on s’y arrête un peu plus longuement car il fait appel à des éléments non évidents et qui peuvent, légitimement, apparaître comme obscurs, d’autant touchant à des sujets sur lesquels on pose souvent délicatement un certain voile d’opacité.
Comment donc aborder notre exposé, afin de projeter une sensible et profitable lumière sur les éléments qui participent de la nature même de nos travaux Martinistes ? Avant que de répondre à ces questions, et en premier lieu, attachons-nous très rapidement à indiquer d’où ce courant tire son origine.
